top of page

Couleur des Yeux

  • infotest ADN
  • 27 dic 2025
  • 5 Min. de lectura
oeil ouvert

Couleur des yeux et paternité : peut-on vérifier un lien de filiation grâce à la couleur des yeux ?


Vous vous demandez si la couleur des yeux peut aider à confirmer (ou à exclure) une paternité ? C’est une question très fréquente, car l’iris fait partie des caractéristiques physiques les plus visibles.


Mais en pratique, la couleur des yeux ne permet pas de prouver une filiation de manière fiable. Elle peut parfois donner une intuition, mais elle reste trop imprécise, car la génétique de l’iris est complexe et dépend de nombreux gènes.


Dans ce guide complet, nous expliquons :


  • ce qui détermine la couleur des yeux (mélanine, gènes),

  • les couleurs les plus fréquentes dans le monde,

  • comment l’hérédité fonctionne (dominance, récessivité),

  • pourquoi la couleur des yeux a des limites pour vérifier une paternité,

  • et pourquoi le test ADN de paternité reste la seule méthode fiable.


Qu’est-ce qui détermine la couleur des yeux ?


Une caractéristique héréditaire (mais plus complexe qu’on ne le croit)


La couleur des yeux est une caractéristique héréditaire. Elle dépend de l’ADN transmis par les parents, mais aussi de mécanismes biologiques qui contrôlent la quantité et la répartition des pigments.


Le rôle de la mélanine dans la couleur de l’iris


La couleur des yeux est principalement liée à la présence d’un pigment appelé mélanine. On retrouve aussi la mélanine dans la peau et les cheveux : elle joue un rôle de protection contre les UV.


En simplifiant, plus l’iris contient de mélanine, plus la couleur est foncée :

  • forte concentration : yeux marron foncé à noirs,

  • concentration moyenne : yeux noisette à verts,

  • faible concentration : yeux bleus à gris.


Chaque iris possède aussi des nuances et motifs uniques, car la mélanine n’est pas répartie de façon parfaitement uniforme.


La couleur des yeux évolue après la naissance


Beaucoup de nouveau-nés ont les yeux bleus ou gris clair à la naissance, car la mélanine est encore peu présente dans l’iris.

La couleur définitive se stabilise généralement vers 3 ans (même si de petites variations peuvent encore apparaître ensuite, selon les cas).


Les différentes couleurs d’yeux (et leur répartition mondiale)


On distingue souvent cinq grandes catégories : marron, bleu, gris, vert et noisette.


Répartition mondiale (ordre de grandeur)


  • Yeux marron : environ 80 % de la population mondiale.

  • Yeux bleus : environ 8 à 10 %.

  • Yeux noisette : environ 5 %.

  • Yeux verts : environ 2 % (une des couleurs les plus rares).

  • Yeux gris : très rare, souvent confondus avec des bleus très clairs.


Cette répartition est influencée par l’histoire des migrations humaines et l’évolution génétique selon les régions.


Comment fonctionne l’hérédité de la couleur des yeux ?


ADN, chromosomes et transmission


Un enfant hérite d’environ :

  • 50 % de ses gènes du père,

  • 50 % de la mère.

Le patrimoine génétique est organisé en 46 chromosomes (23 paires), transmis de manière aléatoire.


Les gènes qui influencent la production de mélanine

Les cellules de l’iris reçoivent des instructions génétiques qui contrôlent la production de mélanine.


En règle générale :

  • plus la production de mélanine est élevée,

  • plus l’œil a tendance à être foncé.


Les gènes impliqués dans la couleur des yeux (modèle simplifié)


Deux gènes principaux (et beaucoup d’autres en réalité)


Pour comprendre le mécanisme, on utilise parfois un modèle simplifié basé sur deux gènes majeurs :

  • Br (chromosome 15), avec l’allèle marron B et l’allèle bleu b,

  • Ve (chromosome 19), avec l’allèle vert V et l’allèle bleu b.


Même si ce modèle aide à comprendre la logique, il ne reflète pas toute la réalité : en pratique, 15 à 20 gènes (voire plus) peuvent influencer la couleur, et on observe de nombreuses variations génétiques.


Dominance et récessivité (hiérarchie classique)


  • B (marron) domine V (vert) et b (bleu).

  • V (vert) domine b (bleu).

  • b (bleu) est récessif.


Conséquence : si un allèle B est présent, les yeux ont de fortes chances d’être marron, même si un autre gène code une couleur plus claire.


Combinaisons génétiques possibles (modèle à 2 gènes)

Dans ce modèle simplifié (gènes en paires + dominance), on présente souvent 9 combinaisons principales.

BBVV
Bvvb
Bbbb

BVbb
BBbb
BBVb

VVbb
Vbbb
bbbb

Combinaison génétique

Couleur des yeux (résultat)

BB + VV

Marron

BB + Vb

Marron

BB + bb

Marron

Bb + VV

Marron

Bb + Vb

Marron

Bb + bb

Marron

bb + VV

Vert

bb + Vb

Vert

bb + bb

Bleu

Homozygote et hétérozygote


  • Homozygote : deux allèles identiques (ex. BB, bb).

  • Hétérozygote : deux allèles différents (ex. Bb).

C’est notamment ce qui explique pourquoi deux parents aux yeux marron peuvent avoir un enfant aux yeux bleus : les deux parents peuvent être porteurs d’un allèle bleu récessif.


Peut-on vérifier une paternité avec la couleur des yeux ?


Non : la couleur des yeux n’est pas une preuve de filiation


Il n’est clairement pas possible de confirmer un lien de paternité de façon fiable uniquement avec la couleur des yeux d’un père présumé et celle de l’enfant.


Pourquoi la méthode est insuffisante ?


1) La génétique de l’iris est beaucoup plus complexe

Même si le modèle à deux gènes est pédagogique, la réalité est plus riche. On a identifié aujourd’hui de nombreuses variations génétiques (et plus de 80 mutations citées dans certains travaux) impliquées dans la couleur des yeux.


2) La couleur peut évoluer

L’expression de certains gènes et la production de mélanine peuvent varier au cours de la vie, ce qui peut modifier légèrement la teinte perçue.


3) Cas particuliers : hétérochromie

Certaines personnes présentent une hétérochromie (yeux de couleurs différentes, ou plusieurs couleurs dans le même iris), ce qui rend l’observation encore moins interprétable.


4) Facteurs non génétiques

Au-delà de l’hérédité, certaines situations peuvent influencer la couleur de l’iris :

  • inflammations,

  • traumatismes,

  • tumeurs,

  • affections neurologiques,

  • effets secondaires de certains médicaments.


Une méthode d’exclusion très limitée


Observer la couleur des yeux dans la famille (parents, grands-parents, oncles, tantes, frères et sœurs) peut donner une intuition sur la diversité génétique (hétérozygote vs homozygote).


Mais cela reste indicatif : ce n’est pas une preuve, et cela ne doit pas être utilisé pour conclure.


Peut-on prédire la couleur des yeux d’un bébé ?


Une caractéristique polygénique


La couleur des yeux est polygénique : plusieurs gènes agissent ensemble.

Il est possible d’hériter d’un gène récessif non visible chez les parents, qui peut s’exprimer chez l’enfant.


Tableaux de prédiction : utiles, mais approximatifs


On trouve parfois des tableaux de probabilité (comme pour d’autres caractères), mais ils restent des estimations.


On retient souvent :

  • deux parents aux yeux bleus auront très probablement un enfant aux yeux bleus,

  • deux parents aux yeux marron peuvent avoir un enfant aux yeux bleus si les deux sont porteurs,

  • le marron domine généralement sur les couleurs claires.


Peut-on choisir la couleur des yeux d’un bébé avant la naissance ?


Sélection génétique et PMA (diagnostic préimplantatoire)


Oui, il est techniquement possible d’utiliser une PMA avec diagnostic préimplantatoire pour sélectionner des embryons présentant certaines combinaisons génétiques, ce qui peut augmenter la probabilité d’une couleur d’yeux donnée.


Étapes généralement évoquées

  1. Vérifier la compatibilité génétique des parents (par exemple via une prise de sang).

  2. Procéder à une fécondation in vitro.

  3. Analyser les embryons.

  4. Sélectionner et implanter.


Enjeux éthiques et légaux

Cette pratique est très encadrée et soulève des débats importants, notamment lorsque la sélection porte sur des caractéristiques non médicales.


Test ADN de paternité : la seule méthode fiable


La couleur des yeux (comme les groupes sanguins) ne permet qu’une approche approximative.

Le test ADN de paternité reste la seule méthode fiable pour établir une filiation.


Fiabilité

  • Résultat positif : fiabilité supérieure à 99,99 %.

  • Résultat négatif : fiabilité de 100 %.


Pourquoi le test ADN est supérieur ?

  • Comparaison de 15 à 21 marqueurs génétiques (selon les laboratoires).

  • Réponse claire : paternité compatible ou exclue.

  • Possibilité de résultats reconnus juridiquement si le laboratoire est accrédité et la procédure conforme.


Quand faire un test ADN ?

  • doute persistant sur la paternité,

  • besoin d’une preuve administrative ou judiciaire,

  • situations familiales complexes,

  • observation physique non concluante.

 
 
bottom of page