Test ADN et mère porteuse : comprendre la filiation biologique après la naissance
- 22 juin 2021
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 mars
Avoir recours à une mère porteuse fait partie des solutions envisagées par certains couples ou parents d’intention lorsqu’une grossesse ne peut pas être menée naturellement. Dans ce contexte, le test ADN mère porteuse peut jouer un rôle important après la naissance, notamment pour confirmer un lien de filiation biologique et lever les doutes liés au parcours de procréation assistée.

Les raisons de se tourner vers ce type de démarche sont diverses. Elles peuvent être liées à l’infertilité, à certaines maladies génétiques ou à des situations familiales particulières. Aujourd’hui, ce recours concerne aussi bien certains couples hétérosexuels que des couples de même sexe ou des personnes seules.
L’une des possibilités pour devenir parent consiste à confier la grossesse à une femme qui portera l’enfant jusqu’à la naissance avant de le remettre à sa famille. Cette situation peut prendre deux formes distinctes : la maternité de substitution et la mère porteuse gestationnelle. Cette distinction est essentielle, car elle a un impact direct sur le lien génétique avec l’enfant. Les organismes de référence en médecine reproductive distinguent bien la mère porteuse traditionnelle, qui utilise son propre ovule, de la porteuse gestationnelle, qui ne possède pas de lien génétique avec l’enfant.
Les deux formes de recours à une mère porteuse
La maternité de substitution
Dans le cadre d’une maternité de substitution, la mère porteuse utilise l’un de ses propres ovules. Celui-ci est fécondé par le sperme du père ou d’un donneur, généralement en laboratoire ou par insémination intra-utérine avec dépôt du sperme dans l’utérus.
Dans cette configuration, l’enfant reçoit une partie de son patrimoine génétique de la mère porteuse. Elle est donc aussi la mère biologique de l’enfant.
La mère porteuse gestationnelle
Dans le cas d’une mère porteuse gestationnelle, la femme qui porte l’enfant ne fournit pas d’ovule. Elle assure uniquement la grossesse.
La fécondation est réalisée in vitro à partir de l’ovule et du sperme des parents demandeurs, ou à partir d’un don de gamètes selon la situation. L’embryon est ensuite transféré dans l’utérus de la mère porteuse, où il se développe jusqu’à la naissance.
Comme pour d’autres techniques de procréation assistée, il peut également arriver que plusieurs embryons se développent en même temps, avec la possibilité d’une grossesse gémellaire ou multiple.
Pourquoi la mère porteuse gestationnelle est souvent plus simple à long terme
Selon la situation, le recours à une mère porteuse gestationnelle peut offrir un cadre plus simple sur le long terme.
À l’inverse, la maternité de substitution traditionnelle peut entraîner davantage de complications juridiques et émotionnelles. Comme la mère porteuse fournit son propre ovule, elle est biologiquement liée à l’enfant. Cette réalité peut rendre indispensables des vérifications précises concernant les engagements, les consentements et la garde de l’enfant après la naissance.
Dans certains cas, les parents d’intention peuvent devoir passer par des procédures officielles d’adoption afin d’obtenir le statut de tuteurs légaux.
Pourquoi faire un test ADN après la naissance
Après la naissance, un test ADN de filiation peut être utile pour confirmer le lien biologique entre l’enfant et ses parents d’intention.
Prenons le cas d’un couple ayant eu recours à une mère porteuse gestationnelle avec une fécondation in vitro réalisée à partir de leurs propres gamètes. L’embryon possède alors l’ADN des parents ayant fourni les échantillons, même s’il s’est développé dans l’utérus d’une autre femme.
Dans ce contexte, il est possible de réaliser un test de paternité ainsi qu’un test de maternité pour démontrer que le bébé est biologiquement celui des parents. Ces pages sont bien présentes sur infotestadn.com et constituent les liens internes les plus cohérents avec ce sujet.
Ce recours peut aussi servir à s’assurer qu’aucune erreur technique n’a eu lieu lors de la fécondation in vitro ou au moment du transfert embryonnaire.
Pour approfondir ce point, il est pertinent de consulter également notre article sur la procréation médicalement assistée et le test ADN, qui complète directement le sujet traité ici.
Si seul le père biologique a transmis son ADN
Lorsque le choix porte sur une maternité de substitution traditionnelle et que seul le sperme du père a été fourni, un test ADN de paternité permet d’établir le lien biologique entre le père et l’enfant.
Dans cette situation, le partenaire du père peut devoir entreprendre des démarches légales supplémentaires afin d’obtenir également l’autorité ou la tutelle légale sur l’enfant.
Le bébé peut-il avoir l’ADN de la mère porteuse ?
En cas de maternité de substitution traditionnelle
Oui. Si la mère porteuse a fourni son propre ovule, l’enfant hérite d’une partie de ses gènes. Leur ADN présente donc une parenté biologique directe.
Autrement dit, dans cette configuration, la mère porteuse est génétiquement apparentée à l’enfant.
En cas de mère porteuse gestationnelle
En revanche, lorsqu’il s’agit d’une mère porteuse gestationnelle, le fœtus n’hérite pas de son ADN.
Le lien entre la femme qui porte l’enfant et le fœtus passe par le placenta. Cette relation biologique permet les échanges nécessaires à la grossesse, mais elle ne modifie pas le patrimoine génétique de l’enfant. Les références médicales utilisées en reproduction assistée rappellent précisément qu’une porteuse gestationnelle n’a pas de lien génétique avec le bébé lorsqu’elle ne fournit pas l’ovule. Pour un repère externe fiable, vous pouvez consulter l’explication de l’American Society for Reproductive Medicine sur la gestational carrier.
La quantité de cellules échangées pendant la grossesse ne suffit donc pas à transformer l’ADN du bébé, même si certains éléments biologiques peuvent rester détectables dans le sang de la mère porteuse.
Conclusion
Le recours à une mère porteuse soulève à la fois des questions médicales, biologiques et juridiques. La distinction entre maternité de substitution et mère porteuse gestationnelle est fondamentale, car elle détermine l’existence ou non d’un lien génétique avec l’enfant. Dans ce contexte, le test ADN mère porteuse permet, après la naissance, de confirmer la filiation biologique, de sécuriser le parcours entrepris et de vérifier que la procédure suivie correspond bien au projet parental initial.
