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Le test ADN et Police scientifique

  • 12 mars 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 févr.



bandeau scene de crime de la police scientifique

L'utilisation de l'ADN a révolutionné les méthodes d'investigation modernes. Dans le cadre d'une enquête criminelle, l'identification génétique permet d'établir, avec une précision scientifique, la présence d'un individu sur une scène de crime ou de le relier directement à une infraction.


Pour parvenir à ces résultats, les enquêteurs procèdent à la collecte minutieuse d'échantillons biologiques. Ces traces peuvent provenir de sources variées :

  • Cheveux et poils ;

  • Fluides corporels (sang, salive, sperme) ;

  • Tissus organiques ;

  • Objets manipulés (ADN de contact).


Une fois les prélèvements d'ADN effectués, ils sont transmis aux laboratoires de police scientifique. L'objectif est de comparer ces traces avec l'ADN de suspects potentiels ou de témoins. Si une correspondance (ou "match") est établie entre le profil du suspect et les indices retrouvés sur place, cela constitue une preuve matérielle solide pour étayer l'accusation.


Toutefois, il est important de nuancer : l'analyse ADN ne suffit pas, à elle seule, pour condamner une personne. Elle doit être corroborée par d'autres éléments de preuve. Elle reste néanmoins un outil redoutable pour confondre un coupable ou, à l'inverse, pour innocenter rapidement des suspects.


Qu'est-ce qu'un ASPTS (Agent Spécialisé de Police Technique et Scientifique) ?


L'Agent Spécialisé de Police Technique et Scientifique, plus connu sous l'acronyme ASPTS, est un fonctionnaire de la police nationale française. Son rôle est déterminant : il est chargé de "faire parler" la scène de crime.


Contrairement aux enquêteurs classiques, l'ASPTS se concentre sur l'aspect technique et scientifique. Ses missions principales incluent :

  1. La recherche d'indices : Il intervient sur le terrain pour geler la scène et collecter les traces.

  2. L'analyse : Il exploite les indices pour reconstituer le déroulement des faits.

  3. Le témoignage : Il peut être appelé à la barre pour expliquer ses méthodes et résultats devant un tribunal.


Ces experts maîtrisent des domaines variés tels que la balistique, la chimie, la physique, l'informatique et bien sûr, la biologie moléculaire pour l'exploitation des traces génétiques. Leur responsabilité est immense : ils doivent garantir la préservation des preuves pour qu'elles soient recevables en justice.


Le rôle crucial des laboratoires de police scientifique


Les laboratoires sont les centres névralgiques où la science rencontre le droit. Ces structures de haute technologie sont mandatées par les forces de l'ordre pour analyser et interpréter les indices matériels.


Au sein d'un laboratoire de police scientifique, les experts ne traitent pas uniquement l'ADN. Ils analysent également :

  • Les résidus de tir et traces de poudre ;

  • Les fibres textiles ;

  • Les empreintes digitales (dactyloscopie).


Ces analyses permettent de valider ou d'infirmer des hypothèses d'enquête. Dirigés par des scientifiques de haut niveau, ces laboratoires sont soumis à des normes de qualité draconiennes. L'intégrité des résultats est essentielle, car elle peut faire basculer le destin d'un accusé.


Zoom sur le FNAEG : Le fichier national d'empreintes génétiques


En France, le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) est la base de données centrale utilisée pour identifier les auteurs d'infractions.

Géré par le ministère de l'Intérieur, ce fichier recense les profils génétiques des personnes condamnées ou soupçonnées de crimes et délits graves.


Comment fonctionne-t-il ?


Lorsqu'un individu est mis en cause, les forces de l'ordre réalisent un prélèvement biologique. Le profil génétique obtenu est alors entré dans le fichier informatique pour être comparé aux traces ADN non identifiées relevées sur des scènes de crime (passées ou futures).


C'est un outil puissant pour résoudre des "cold cases" (affaires non élucidées) et identifier des récidivistes. Cependant, pour répondre aux préoccupations légitimes concernant la vie privée et les libertés individuelles, l'utilisation du FNAEG est strictement encadrée par la loi et surveillée par un magistrat indépendant.


Comment intégrer la police scientifique ?


Rejoindre les rangs de la police scientifique en tant qu'ASPTS ou technicien demande une solide préparation académique et la réussite d'un concours sélectif.


1. Le bagage universitaire


Bien qu'il existe des concours accessibles à différents niveaux, il est fortement recommandé de suivre un cursus scientifique. Les filières privilégiées sont :


  • La biologie et la génétique ;

  • La chimie ;

  • La physique ;

  • La criminologie.


Des diplômes universitaires spécialisés en sciences forensiques se développent également, offrant une préparation ciblée sur l'analyse ADN, la balistique ou la chimie légale.


2. Le concours et la formation


L'entrée se fait par voie de concours (Police Nationale), qui comprend généralement :

  • Une épreuve d'admissibilité (écrit scientifique) ;

  • Une épreuve d'admission (oral devant un jury) ;

  • Des tests psychotechniques et médicaux.


Une fois le concours réussi, les lauréats intègrent une école de police pour une formation initiale de plusieurs mois avant d'être affectés à leur poste.

Pour en savoir plus sur les dates de concours et les modalités d'inscription, vous pouvez consulter le site officiel du recrutement de la Police Nationale.

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