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Test de paternité prénatal et avortement : ce qu’il faut savoir

  • 21 août 2021
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mars

Un test de paternité prénatal permet de déterminer, avant la naissance, si un homme est bien le père biologique du fœtus. Réalisé pendant la grossesse, il peut apporter une réponse rapide dans une situation personnelle complexe, notamment lorsque la question de la poursuite de la grossesse se pose. Il existe aujourd’hui des méthodes invasives et non invasives, avec des conditions de réalisation précises et des délais à anticiper. En France, l’usage des tests de paternité reste en outre strictement encadré sur le plan juridique.


test prenatal et avortement

Qu’est-ce qu’un test de paternité prénatal ?


Un test ADN de paternité consiste à comparer l’échantillon biologique d’un père présumé avec celui de l’enfant afin de vérifier l’existence d’un lien de filiation. Le résultat permet d’établir, selon le laboratoire et la méthode utilisée, une forte probabilité de paternité ou au contraire son exclusion. Lorsqu’il est effectué pendant la grossesse, on parle alors de test de paternité prénatal.


Les deux types de tests de paternité prénataux


Le test prénatal invasif : amniocentèse ou CVS


Le premier type de test repose sur des techniques invasives comme l’amniocentèse ou le prélèvement de villosités choriales (CVS). Le CVS consiste à prélever des cellules placentaires directement au niveau du placenta à l’aide d’un cathéter ou d’une aiguille. L’amniocentèse, de son côté, consiste à prélever une petite quantité du liquide entourant le fœtus. Ces méthodes nécessitent une intervention médicale et comportent un risque pour la mère et pour le bébé.


Le test de paternité prénatal non invasif


Le test prénatal non invasif repose sur une simple prise de sang chez la mère et un prélèvement salivaire chez le père présumé. Le laboratoire analyse l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, puis le compare avec celui du père testé afin de déterminer s’il existe un lien biologique. Cette méthode est considérée comme non invasive, puisqu’elle ne nécessite pas d’intervention directe sur le fœtus.


Le principe de ce test repose sur les échanges biologiques entre la mère et le fœtus via le placenta. La mère transmet des nutriments à l’enfant, mais des fragments génétiques du bébé circulent également dans le sang maternel. C’est ce matériel génétique que les laboratoires exploitent pour effectuer la comparaison ADN. Pour comprendre plus en détail le fonctionnement de cette analyse, vous pouvez consulter notre guide sur le test de paternité prénatal.


Pourquoi ce test peut intervenir dans une décision d’avortement


Un test de paternité prénatal peut permettre d’identifier le père du bébé dès le début de la grossesse. Dans certaines situations personnelles complexes, cette information peut peser dans la décision de poursuivre ou non la grossesse. C’est la raison pour laquelle ce test peut, dans certains cas, être envisagé dans un contexte où un avortement est également considéré. Les laboratoires indiquent toutefois ne pas tolérer que leurs analyses soient utilisées à cette fin. Par ailleurs, l’accès à l’avortement, ses délais et son cadre médical dépendent des lois en vigueur dans chaque pays. L’OMS rappelle que les contextes juridiques et de prise en charge varient d’un pays à l’autre.


Dans quelles conditions peut-on faire un test de paternité prénatal ?


Pour réaliser un test de paternité prénatal non invasif, certaines conditions doivent être respectées.


Conditions nécessaires

La mère doit généralement effectuer la prise de sang à partir de 9 semaines d’aménorrhée, soit environ 7 semaines de grossesse. Le test suppose également la participation de la mère et du père biologique présumé.


Situations où le test n’est pas réalisable

Le test ne peut pas être effectué dans plusieurs cas, notamment :

  • en cas de fécondation in vitro (FIV) ;

  • en cas de grossesse gémellaire ou multiple ;

  • si la mère souffre d’un cancer ou d’une prééclampsie ;

  • si la mère a reçu une transfusion sanguine, une greffe de moelle osseuse, une greffe d’organe ou un traitement à base de cellules souches.


Cas particulier des pères issus de la même famille

Du côté du père présumé, l’analyse se fait à partir d’un échantillon salivaire. En revanche, si le doute porte sur plusieurs hommes d’une même famille, le test de paternité prénatal ne peut pas être réalisé de manière fiable. Dans ce cas, il faut attendre la naissance pour effectuer un test de paternité classique. Ce point est également rappelé dans notre article sur le test de paternité en France.


À partir de quand faire le test pendant la grossesse ?


L’organisation est essentielle, car ce test ne peut être effectué qu’à partir de la 7e semaine de grossesse environ, période à partir de laquelle l’ADN fœtal devient suffisamment présent dans le sang maternel. Avant ce stade, la quantité d’ADN du bébé peut être trop faible, ce qui peut rendre le résultat imprécis ou empêcher l’analyse.


En pratique, lorsqu’un prélèvement est effectué trop tôt, le laboratoire peut demander une nouvelle prise de sang environ deux semaines plus tard. Le test n’est alors pas nécessairement à repayer, mais des frais d’envoi supplémentaires peuvent s’appliquer.


Comment faire un test de paternité non invasif ?


La démarche se fait généralement à distance. Le test peut être commandé en ligne auprès d’un laboratoire, qui envoie ensuite un kit de prélèvement à domicile. Une fois les échantillons réalisés selon les consignes, ils doivent être renvoyés au laboratoire pour analyse.


Les prélèvements nécessaires


L’analyse demande :

  • une prise de sang chez la mère ;

  • un prélèvement salivaire chez le père présumé.


Comme les laboratoires ne fournissent généralement pas d’ordonnance et que ce type de test n’est pas proposé en pharmacie, il est recommandé de solliciter un professionnel de santé pour la prise de sang : infirmière à domicile, médecin ou laboratoire de proximité. Si tu veux détailler cette étape dans ton maillage interne, l’article comment faire la prise de sang pour un test ADN prénatal est le plus cohérent à pousser ici.


Délais d’analyse et réception des résultats

Une fois les échantillons renvoyés, l’analyse prend généralement 5 à 7 jours ouvrés, à compter de leur arrivée au laboratoire. Le temps de transport n’est pas inclus dans ce délai. Les résultats sont ensuite transmis par e-mail, le plus souvent sous la forme d’un tableau indiquant un pourcentage de relation biologique.


Comment lire les résultats ?

Les résultats sont généralement présentés de manière simple :

  • 99 % : le test est positif, le père testé est considéré comme le père biologique du fœtus ;

  • 0 % : le test est négatif, le père testé n’est pas le père biologique du fœtus.

Les laboratoires ne communiquent pas nécessairement l’ensemble des données techniques de l’analyse, notamment lorsque la méthode de séquençage utilisée est protégée.


L’avortement après un test de paternité


Le test prénatal peut fournir une réponse sur l’identité du père très tôt dans la grossesse. Pour certaines femmes, cette information peut intervenir au moment où un choix doit être fait rapidement. Le délai disponible pour décider reste souvent court, ce qui rend l’anticipation essentielle lorsque le test de paternité prénatal est envisagé dans ce contexte. L’OMS rappelle qu’un avortement est un acte de soins qui doit être réalisé selon la durée de grossesse, une méthode adaptée et le cadre médical approprié.


Selon les contextes évoqués dans les contenus du site, un avortement peut être pratiqué très tôt après la découverte de la grossesse, parfois dès 4 à 6 semaines après le début de la grossesse, et jusqu’à des délais plus avancés selon les pays. Sur ce point, il est indispensable de rappeler que la législation varie fortement d’un État à l’autre. Pour une source institutionnelle générale, voir la page de l’OMS sur l’avortement.

Le texte d’origine souligne également qu’une intervention réalisée plus tôt expose généralement la mère à moins de risques qu’une intervention plus tardive, lorsque la grossesse a davantage progressé.


Comment s’organiser lorsqu’un test de paternité doit être obtenu rapidement ?


Anticiper un rendez-vous

Lorsqu’une décision doit être prise dans un calendrier serré, il peut être utile d’anticiper la prise de rendez-vous liée à l’avortement, quitte à ne pas s’y rendre si la situation évolue entre-temps. L’objectif est de préserver une marge de manœuvre pendant la période d’analyse.


Choisir une analyse express

Certains laboratoires proposent une option express permettant d’obtenir un résultat plus rapidement, souvent sous 3 à 5 jours ouvrés. Ce gain de temps peut être déterminant lorsque la décision dépend du résultat du test.


Réduire les délais logistiques

L’organisation reste un point central : recevoir le kit rapidement, effectuer les prélèvements sans attendre et renvoyer les échantillons dès que possible permet de gagner un temps précieux.


Faire le test trop tôt : un pari risqué

Certaines personnes envisagent d’envoyer les échantillons avant le seuil recommandé. Le texte initial rappelle que chaque grossesse est différente, mais que ce choix reste risqué. Si les prélèvements sont effectués trop tôt, le laboratoire peut exiger un second échantillon deux semaines après la première prise de sang. Le test n’est pas forcément refacturé, mais des frais de renvoi peuvent s’ajouter.


Conclusion

Le test de paternité prénatal et avortement est un sujet sensible qui mêle filiation, délais biologiques, contraintes logistiques et cadre médical ou juridique. Le test non invasif permet d’obtenir une réponse avant la naissance grâce à une prise de sang maternelle et un prélèvement salivaire du père présumé, mais il ne peut être réalisé que dans certaines conditions précises. Lorsqu’il s’inscrit dans un contexte de décision de grossesse, l’anticipation est essentielle pour éviter de perdre un temps décisif. Enfin, en France, il faut aussi garder à l’esprit que les tests de paternité sont strictement encadrés par la loi.

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